Dénomination: Pliant artisanal
Artisan: Lo Coutelier (Loïc Villeneuve)
Longueur totale: 156 mm
Longueur de lame: 68 mm (dont 68 mm de tranchant)
Epaisseur de lame: presque 3 mm au plus épais
Type acier: acier inox 14c28n
Manche: Bois de chêne (douelle de fût de Cognac)
Système: 2 clous friction 
Origine: France
Achat: Neuf

Je fais une exception sur mon site en vous parlant de ce petit couteau que je n’ai plus, tous les couteaux décrits ici étant effectivement en ma possession (je supprime l’article si un couteau part…)

Plus chez moi ce Lo-stinzepocket (lire « Lost in the pocket ») parce que définitivement Lost, perdu, à mon plus grand regret…

C’est un couteau qui a trouvé ma poche dès la réception, petit mais aussi hyper léger, on ne le sent pas dans la poche, même dans une petite poche de short, et du coup on peut le trimbaler partout ! Sa petite lame n’en est pas moins efficace, la longueur limitée n’empêche pas d’être utilisée en fonction edc et ce couteau a ouvert nombre de colis et coupé plein de petits trucs au quotidien. En fait, c’est exactement le genre de petit couteau que j’aime avoir en poche en permanence. Alors que c’était souvent un indus genre Spyderco DrangonFly qui occupait cette place, quel plaisir d’avoir un couteau d’artisan à la place !

Malheureusement, cet article arrive trop tard et je n’ai donc pas de jolies photos pour l’illustrer…

Je suppose que le couteau a glissé et est qu’il est sorti de ma poche lors d’une des dernières sorties à la pêche avant le confinement, lorsque j’ôtais le pantalon où il était rangé pour enfiler mon wader de pêche. Alors c’est certain que l’on voit là l’utilité d’un petit clip de poche comme sur mes mini Spyderco, le couteau reste clipsé à la poche et ne tombe pas, mais un clip ne convient évidemment pas au petit Lostinzepocket si adorable… donc je me fais une raison.

Bref, un petit couteau à la fois adorable comme je disais, mais aussi sacrément efficace et pratique au quotidien, je le regrette déjà… une perte triste évidemment, mais que je relativise en me disant que s’il n’avait pas été autant utilisé et gardé en permanence dans ma poche il serait toujours là, mais je n’aurais alors certainement pas eu un attachement si fort pour lui, et ainsi je me dis que nous avons fait un très sympathique bout de chemin ensembles 😉

Mais attendez…

INCROYABLE !!! Plus d’un mois après l’avoir perdu et recherché partout, je l’ai retrouvé 🤩

Je vais donc pouvoir vous le montrer en détails et expliquer pourquoi j’y suis autant attaché !

D’abord sa forme, si bien proportionné et tout mini, vraiment adorable ! Petit mais avec une excellente lame en inox 14c28n, elle est très coupante avec cette émouture plate très large et j’adore son design avec cette partie haute façon brute de forge et ce faux contre-tranchant qui lui donne beaucoup de caractère. J’apprécie au passage le poinçon bien frappé et qui ne vient pas mordre dans la partie utile qui a reçue l’émouture, c’est un détail mais ça me plaît.

C’est un 2 clous, système par friction (la lame est serrée dans le manche avec la vis de pivot et en ouverture elle vient s’appuyer en butée contre un deuxième clou inséré dans le manche), un système qu’on pourrait penser assez basique, mais la friction est parfaitement dosée et lorsqu’on y regarde en détails justement, on s’aperçoit que rien n’a été laissé au hasard… notamment au niveaux des ajustements : lame ouverte, celle-ci vient s’intégrer parfaitement au manche, le dos de la lame est pile poil rasant au niveau du manche.

Et si on regarde en dessous c’est pareil, précision absolue du talon de lame à l’insertion du manche :

Et lame fermée c’est toujours pareil !

Bref, un petit couteau au mécanisme simple mais dont rien dans les détails n’a été laissé au hasard, la lame est aussi parfaitement centrée d’ailleurs, et tout cela prouve évidemment une construction de grande qualité, mais c’est aussi au niveau du dessin original que Lo a certainement dû se creuser un bon moment la tête pour allier une vue d’ensemble aussi harmonieuse, tout en planifiant dans son dessin une si bonne correspondance entre la lame et le manche, couteau ouvert comme fermé. D’ailleurs, au moment de percer le trou du pivot, fallait pas se louper sans quoi tout aurait été décalé 😛

Une fois la lame repliée, toujours cet ajustement parfait entre les lignes de la lame et du manche, et même sans identifier consciemment cette correspondance, je pense qu’inconsciemment c’est ce qui rend le couteau si attachant.

Un couteau qui a eu un fort succès et proposé dans un nombre important d’essences de bois différentes pour le manche, toutes aussi belles les unes que les autres. Ici c’est un très vieux chêne, issu d’une douelle prise sur un fût de Cognac. J’aime beaucoup l’aspect de ce bois qui a déjà commencé à patiner avec l’utilisation et qui à coup sûr ne fera que s’embellir avec le temps…

Seul regret, impossible de s’enivrer, il n’a pas vraiment gardé le parfum du Cognac 🤣

Vraiment très heureux d’avoir pu retrouver ce petit couteau, il a immédiatement retrouvé ma poche et cette fois donc, toujours « in the pocket » mais on va tâcher d’éviter le « lost » !

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