Dénomination: Laguiole 12cm – 3 pièces
Artisan: Coutellerie CALMELS
Longueur totale: 220 mm
Longueur de lame: 100 mm (dont 93 mm de tranchant)
Epaisseur de lame: 2.5 mm au plus épais
Type acier: acier carbone XC75
Manche: Pointe de corne blonde, flammée
Système: Cran forcé
Origine: France
Achat: Neuf

Il est probable que Pierre-Jean Calmels soit l’inventeur du couteau Laguiole dans la forme que l’on connait aujourd’hui avec sa lame Yatagan, pas forcément à 16 ans comme le dit la légende, mais probablement plus tard vers la quarantaine après avoir déjà acquis une sérieuse expérience dans la coutellerie, et on parle là de la première partie du 19eme siècle quand même. Ainsi, je trouve assez extraordinaire que ce nom ait été perpétué à travers les ages jusqu’à aujourd’hui avec des couteaux toujours estampillés Calmels sur la lame.

Alors certes, la coutellerie Calmels a eu des hauts et des bas selon l’engouement pour le couteau Laguiole à travers les époques, certains diront même qu’ils ont perdu leur âme originelle avec des couteaux assemblés sur la base de fournitures d’origine Thiers, mais personnellement ce qui marque c’est cette survie malgré tout.

Ainsi, le couteau que je vous présente aujourd’hui a peut-être été fabriqué à Thiers, surtout qu’il vient de la boutique de Rodez, mais acheté par correspondance (en attendant d’avoir la chance de me rendre dans cette belle région d’Aubrac), ce n’est pas sans une pensée pour Pierre-Jean Calmels que j’ai lu le gentil petit mot joint au couteau, écrit à la main par son arrière petite fille…

Bref, passons au couteau lui-même et nous allons découvrir un Laguiole que je trouve particulièrement bien assemblé, avec de beaux matériaux, un Laguiole qui pour moi garde pleinement son esprit de couteau utilitaire pour la campagne avec un assemblage précis et sans faille, fait pour durer et accompagner son propriétaire de longues années.

Un laguiole 3 pieces, donc une bonne lame en acier carbone, un tire-bouchon bouchon et le poinçon. Les plaquettes sont en pointe de corne blonde, et très joliment flammées avec ces reflets bruns.

Le ressort a une mouche forgée et un guillochage à la lime qui convient parfaitement à l’esprit rural du couteau, tout en ayant été fait de très belle manière, vraiment très joli !

À noter d’ailleurs que le jeu entre ressort et base du tire bouchon est minimal, que la base du tire-bouchon reçoit elle aussi une guilloche dans la continuité de celle du ressort, et que ce tire-bouchon s’insert à raser entre les platines sans aucun dépassement contrairement aux fournitures habituelles de Thiers… du coup, malgré divers échos, je n’écarte pas totalement une possible fabrication à Laguiole même pour ce couteau.

La mouche du ressort en gros plan, un motif simplifié d’abeille que je trouve vraiment très réussi:

En plus de la beauté de plaquettes, de cette pointe de corne utilisée, leur rivetage est vraiment excellent et les petits rivets décoratifs pour la croix du berger sont très bien alignés.

j’apprécie aussi beaucoup l’emploi traditionnel du laiton pour les platines.

Enfin la lame, en XC75, commence déjà à prendre une jolie patine avec l’utilisation, une sorte d’appropriation du couteau avec l’usage personnel qu’on en fait, sentiment « mon couteau » qui s’intensifiera ainsi encore d’avantage avec le temps.

Vous l’aurez compris, je suis très attaché à ce couteau même en temps que collectionneur avec certaines autres pièces qui s’approchent d’œuvres d’art, je crois sincèrement que tout amateur de ce couteau Laguiole devrait avoir au moins un Calmels dans sa collection par rapport à tout ce que représente ce couteau. Et comme clairement vu à travers cet article, en plus d’un nom rendu célèbre par son histoire, vous aurez un bon couteau en main, tout simplement.

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